Marie-Andrée Gill

… »Comme le mot amour palpite dans la chaleur de ma viande.

Le mot amour a départagé la terre qui n’appartient à personne.

Le mot amour comme un poêle à bois, comme la neige à bonhomme.

Le ronronnement tout court ou frencher sous l’orage.

Un mot comme une aire d’aller vers l’autre bout du possible.

Une odeur de sapinage et de bannick dans le brûlant des organes.

J’arrive là ou le corps s’assemble à plusieurs, là où la légende se fit rare pour exister.

J’arrive à la parole habitable. »…

 

… »Lécher la surface de l’eau avec la langue que je ne parle pas.

Le jour me soulève sur ses épaules pour regarder le cutex à moitié enlevé des mémoires, le pelage du béton sur nos peaux de farouches.

Comment prédire autre chose que des miracles croches de toute façon. »                                        -Marie-Andrée Gill poèmes, extraits, Territoire Ishkueu Territoire Femme

… »Marie-Andrée je l’ai invitée, j’ai forcé pour qu’elle vienne sur le terrain du conte mais elle reste dans la lecture des textes, mais c’est correct aussi. C’est une poésie brute, mais puissante. Ça fait partie aussi de l’oralité, de la transmission orale. Depuis toujours qu’on raconte, on raconte à nos enfants, on raconte des histoires, des mythes, la création du monde, on raconte des récits de vie pour enseigner, ça fait parti de notre mode de vie. » …-Sonia Robertson, directrice artistique, Festival de contes et légendes Atalukan Extrait du film Territoire Ishkueu Territoire femme.

http://www.ledevoir.com/lire/458647/frayer-marie-andree-gi

http://memoiredencrier.com/marie-andree-gill/

http://memoiredencrier.com/marie-andree-gill/

http://litteraturesagamie.com/membres-apes/marie-andree-gill/

https://www.youtube.com/watch?v=vdT7anODWxI

http://zoneoccupee.com/les-caribous-electriques/

p18

… »How the word love palpitates
in the heat of my flesh,

the word love has divided
the land that belongs to no one.

The word love like a wood stove,
like the snow of the snowman.

Simply like the sound of purring
or French kissing in the storm.

A word that takes you to
the other end of possibility.

The fragrance of spruce and
bannock that burns in your gut.

I come to the place where
bodies meld with others,

where legend make itself
scarce in order to exist.

I come to the inhabitable word. »….

 

… »Licking the waters surface
with a tongue I don’t speak.

The day lifts me onto its shoulders
to take a look at the cutex

half-removed from our memory,

the cement pelage
on our fierce pelts.

How to predict anything other
than warped miracles, anyhow. »…                                                                                                              -Marie-Andrée Gill in Territory Ishkueu Territory Woman

 

… »I invited Marie-Andrée to join the world of storytelling, but she continues to read her
texts, and thats fine, as well.Hers is rough-hewn, strong poetry. We’ve been storytelling for ages, we tell stories to our children, we tell stories, myths,
creation stories, we tell life stories in order to teach, thats part of our way of life. »..

– Sonia Robertson, artistic director, Atalukan Storytelling Festival. Excerpt from Territory Ishkueu Territory Woman.

p3

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